Santé mentale
Seroquel et diabète: des milliers de poursuites Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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15-11-2009

AstraZeneca aurait "enterré" des études indiquant un lien entre son médicament psychiatrique Seroquel et le développement du diabète selon des documents internes de la compagnie, affirment des avocats dans le cadre de poursuites pour dommages personnels de milliers de personnes aux États-Unis.

Seroquel (quetiapine) est un médicament antipsychotique atypique (ou de deuxième génération) approuvé pour le traitement du trouble bipolaire et de la schizophrénie mais aussi largement utilisé, comme d'autres médicaments antipsychotiques, pour le traitement de l' anxiété, de la dépression, du trouble déficit d'attention et hyperactivité (TDAH) et de la démence.

Les documents montrent que la compagnie a tenté de cacher le lien entre le médicament et le diabète pendant près d'une décennie, selon les avocats de la poursuite.

"AstraZeneca connaissait le risque de gain de poids et de diabète en 2000 et, non seulement elle n'en a pas averti les médecins et les patients, mais elle faisait la promotion de son médicament d'une façon qui laissait entendre qu'il n'y avait pas de risque", a affirmé Edward F. Blizzard, l'un des avocats, en conférence de presse.

Un exemple de document ayant été dévoilé vendredi dernier est un message e-mail de John Tumas, directeur des publications de la compagnie, qui écrivait en 1999: "Le plus grand problème est de savoir comment nous allons faire face au monde extérieur quand ils commenceront à nous reprocher de supprimer des données". Il évoquait trois essais cliniques qui avaient été "enterrés". Se référant à un quatrième, il disait, "Nous devons trouver une façon de diminuer les résultats négatifs. Mais à mon avis, nous ne pouvons pas les cacher".

Deux causes précédentes ont reçu un jugement négatif le 28 janvier, la juge estimant qu'il n'y avait pas preuve d'un lien entre le médicament et le diabète. Les avocats ont fait savoir qu'ils iraient en appel et que, pour de futurs cas, les liens pourraient être plus fortement démontrés.

En plus de faire face à 9000 poursuites pour dommages personnels de la part de plus de 15000 utilisateurs, AstraZeneca fait l'objet d'une enquête des autorités fédérales américaines sur ses procédés de marketing de son médicament.

Psychomédia avec source:
New York Times

 
Les antipsychotiques causent un rapide et important gain de poids chez les jeunes Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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15-11-2009

Les enfants et adolescents qui prennent des médicaments antipsychotiques de deuxième génération (dits antipsychotiques atypiques) risquent un gain de poids rapide et important ainsi que des changements métaboliques qui peuvent conduire au diabète, à l'hypertension et à d'autres maladies, selon la plus grande étude à date sur le sujet, publiée dans le Journal of the American Medical Association

Christoph U. Correll de l'hôpital Zucker Hillside et ses collègues ont suivi 272 enfants et adolescents, âgés de 14 ans en moyenne, durant les trois premiers mois où ils prenaient, pour la première fois, un des quatre antipsychotiques Abilify (aripiprazole), Risperdal (risperidone), Seroquel (quetiapine) ou Zyprexa (olanzapine). Au début de l'étude 62% avaient un poids normal.

 

Ces antipsychotiques étaient prescrits pour traiter la schizophrénie, la dépression, le trouble bipolaire ainsi qu'un comportement dérangeant et agressif qui, dans certains cas, était lié à des troubles du spectre autistique.

Seuls deux de ces médicaments, l'Abilify et le Risperdal, n'ont obtenu d'autorisation de mise en marché (AMM) pour un usage pédiatrique et ce, pour le traitement de la schizophrénie et du trouble bipolaire seulement, indique le New York Times. Plus de 70% des antipsychotiques utilisés chez les enfants et les adolescents le sont hors AMM (off-label) pour des affections non psychotiques telles que le trouble déficit d'attention et hyperactivité (TDAH), a précisé Stephen Crystal de l'Université Rutgers au journal. (Les médecins ont le droit de prescrire des médicaments hors AMM mais les compagnies pharmaceutiques n'ont pas le droit de faire la promotion de tels usages).

Voici les gains de poids moyens en 12 semaines pour chacun de ces médicaments:

Abilify : 4.54 kilos
Risperdal : 5.45 kilos
Seroquel : 5.90
Zyprexa : 8.63 kilos

En comparaison, 15 patients qui ont refusé ou ont cessé de prendre un tel médicament, ont pris moins d'un quart de kilo durant ces trois mois.

Ces médicaments étaient aussi associés, à l'exception de l'Abilify, à des changements métaboliques tels qu'une augmentation des niveaux de cholestérol et de triglycérides ainsi que des changements dans la glycémie et l'insuline.

Ces résultats remettent en question l'utilisation répandue des médicaments antipsychotiques chez les jeunes, considère l'éditorial accompagnant l'article.

Les 4 médicaments de l'étude, qui sont les antipsychotiques les plus populaires, ont représenté des ventes de 12.7 milliards de dollars américains l'an dernier, note le New York Times.

Psychomédia avec sources:
WebMD
New York Times

 
Un tribunal de la santé mentale Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Administratrice   
06-09-2009
Le sort d'accusés atteints de maladies mentales en Nouvelle-Écosse sera bientôt déterminé par un tribunal distinct. Le tribunal de la santé mentale verra à ce que ces personnes reçoivent des soins au lieu d'être emprisonnées.

Il s'agit d'un projet pilote inspiré de ce qui se fait déjà au Nouveau-Brunswick et à Terre-Neuve-et-Labrador.

Dès le 2 septembre, ce tribunal siègera une fois par semaine à Dartmouth. Le juge de ce tribunal travaillera avec une équipe d'avocats et de spécialistes en santé mentale. Seuls les accusés ayant commis des crimes mineurs à cause de leur maladie mentale y seront jugés.

Le rôle du tribunal de la santé mentale sera de trouver un moyen d'aider ces personnes pour éviter qu'elles récidivent. Le ministre de la Justice, Ross Landry, explique que ce n'est pas une façon pour elles d'échapper à la justice.

Mary Liz Green, mère d'un jeune atteint de troubles schizoaffectifs, dit qu'elle compte sur ce tribunal pour aider ceux qui souffrent de maladies mentales.

Mme Green, qui est aussi une travailleuse sociale, craint toutefois qu'il n'y ait pas assez de foyers de groupe et de personnel pour superviser les clients du tribunal. Les représentants locaux de l'Association canadienne de santé mentale partagent ses craintes.

 
La dépression des enfants de moins de trois ans ne doit pas être négligée Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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23-08-2009

La dépression chez les enfants de trois ans n'est pas un état grincheux passager mais une maladie grave. Une étude américaine montre pour la première fois qu'une dépression sévère peut être chronique, même chez les plus petits, contrairement à l'idée largement admise d'une prétendue insouciance de l'enfance.

Jusqu'à très récemment, "les gens ne prêtaient pas vraiment attention aux troubles dépressifs des moins de 6 ans. Ils ne pensaient pas que cela puisse arriver (...), les enfants de moins de 6 ans étant affectivement trop immatures pour éprouver cela", explique la principale auteure de l'étude, Joan Luby, psychiatre à l'Université de Washington.

On savait par des études antérieures que la dépression touchait à un moment ou un autre environ 2% des enfants d'âge pré-scolaire, soit quelque 160.000 d'entre eux. Mais on ignorait si elle pouvait devenir chronique dès cet âge précoce.

L'équipe de Joan Luby a suivi pendant deux ans 200 enfants âgés de 3 à 6 ans, dont 75 chez lesquels avait été diagnostiquée une dépression sévère. Les sujets ont subi jusqu'à quatre examens de santé mentale. L'étude financée par les Instituts nationaux de santé mentale et publiée dans le numéro d'août des "Archives de psychiatrie générale" n'étudie pas le traitement de la dépression, qui est sujet à polémique dans le cas d'enfants aussi jeunes.

Parmi les enfants initialement déprimés, 64% l'étaient toujours ou présentaient un épisode dépressif récurrent six mois plus tard, et 40% connaissaient toujours des problèmes deux ans plus tard. Au total, près de 20% présentaient une dépression persistante ou récurrente, au vu des résultats des quatre examens.

La dépression était plus fréquente chez les enfants dont les mères souffraient elles aussi de dépression ou d'un quelconque trouble de l'humeur, et chez ceux qui avaient subi un traumatisme, comme la mort d'un proche ou des abus physiques ou sexuels.

Au risque de surprendre les profanes, la notion de dépression chez des enfants cet âge est de mieux en mieux acceptée par les psychiatres.

La dépression implique des changements biologiques dans le cerveau qui peuvent même toucher des enfants à la vie par ailleurs agréable, souligne le Dr Sharon Hirsch, psychiatre à l'Université de Chicago, et qui n'a pas participé à l'étude.

Le Dr Helen Egger, psychiatre de l'Université Duke et qui a elle aussi étudié la dépression de l'enfant, affirme qu'il est fréquent dans sa profession de s'occuper de patients déprimés qui consultent pour la première fois à l'adolescence. Leurs parents expliquent que les symptômes ont commencé très tôt dans l'enfance mais qu'on leur a dit que "ça lui passerait en grandissant", ajoute-t-elle.

Les enfants d'âge pré-scolaire peuvent avoir des états d'âme et piquer des colères, mais ils retrouvent rapidement leur bonne humeur. En revanche, les enfants déprimés paraissent tristes même lorsqu'ils jouent, et leurs jeux peuvent avoir trait à la mort ou à d'autres sujets sinistres.

Une perte d'appétit persistante, des troubles du sommeil et des colères fréquentes, notamment le fait de mordre, de donner des coups de pied et de frapper, sont les signes d'une possible dépression, selon le Dr Egger.

Le Dr Luby évoque un autre signe: quand la culpabilité persiste après un incident mineur. Par exemple, un enfant de 3 ans qui casse par mégarde un verre ne va pas arrêter de présenter des excuses à sa mère et s'en voudra pendant des jours et des jours.

La psychologue Lisa Cosgrove de l'Université du Massachusetts se montre quant à elle réticente à qualifier des enfants d'âge pré-scolaire de "dépressifs". Elle souligne en effet que les outils diagnostiques d'évaluation des maladies mentales chez des enfants si jeunes ne sont pas aussi bien testés que ceux utilisés chez les adultes. Et d'ajouter que si le traitement est important pour les enfants malades, "il faut juste s'assurer que ces interventions ne sont pas compromises par des pressions de l'industrie pharmaceutique qui veut vendre ses produits".

Pour Helen Egger, la psychothérapie devrait être le premier traitement proposé, avant les médicaments du type Prozac. De son côté, David Fassler, professeur de psychiatrie à l'Université du Vermont, souligne que la dépression est très rare chez les tout petits, mais que sans traitement "elle peut avoir des conséquences néfastes et souvent durables sur le développement social et émotionnel de l'enfant". AP

Sur Internet:

Archives of General Psychiatry: http://www.archgenpsychiatry.com

AP

 
Problèmes de santé mentale au travail: un guide pour les prévenir Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Administratrice   
23-08-2009

12 août 2009 — Les problèmes de santé mentale au travail sont monnaie courante, mais bon nombre d’entreprises ne savent ni quoi ni comment faire pour les prévenir.

C’est pour combler ce vide que la Chaire en gestion de la santé et de la sécurité au travail (CGSST) de l’Université Laval1 a lancé le Guide pour une démarche stratégique de prévention des problèmes de santé psychologique au travail.

Disponible gratuitement2, le guide est un outil destiné aux gens qui travaillent dans le domaine de l’organisation de l’entreprise.

« Les troubles de santé psychologique sont de plus en plus présents, dans tous les secteurs économiques, et ce, pour toutes les catégorise d’emploi », indique Jean-Pierre Brun, professeur de management à l’Université Laval et coauteur du guide.

Plusieurs motifs peuvent expliquer le phénomène, mais la plupart d’entre eux auraient un dénominateur commun : l’intensification du travail.

« Nous constatons que l’idée de faire plus avec moins a eu — et continue d’avoir — des conséquences humaines, et les nouvelles technologies de l’information viennent amplifier le phénomène », ajoute Jean-Pierre Brun, qui est aussi directeur exécutif du cabinet Stimulus, à Paris.

Proposer une démarche stratégique

Loin de constituer une « recette », le guide offre une démarche stratégique que l’on peut adapter à chaque milieu de travail, en cinq grandes étapes comme suit :

  • préparer la démarche;
  • cerner les problèmes perçus et en mesurer l’ampleur;
  • définir concrètement les problèmes;
  • trouver des solutions;
  • mettre au point et implanter les actions.

« Il s’agit d’une démarche de résolution de problèmes classique, mais qui est orientée vers la santé psychologique au travail. C’est une première au Québec et au Canada », précise le professeur.

Aller au-devant des problèmes

Quand doit-on utiliser le guide?

« On a tendance à attendre que la situation ne soit plus supportable, tandis que pour devenir une entreprise en santé, il faut agir de manière proactive », insiste Jean-Pierre Brun.

Selon lui, le rôle de l’entreprise ne consiste pas seulement à éliminer les facteurs provoquant les troubles de santé psychologique, mais aussi à implanter des facteurs de protection pour améliorer la santé des travailleurs.

Pareille démarche permettrait de réduire l’ensemble des coûts de santé de l’entreprise et d’endiguer l’absentéisme. « Ce guide, qui permet d’éviter l’improvisation, viendra même en aide aux entreprises où il n’y a pas de problèmes particuliers, en assurant qu’ils ne s’y manifesteront pas », avance Jean-Pierre Brun.

 

Martin LaSalle — PasseportSanté.net

 

Le guide en version PDF se trouve à cette adresse: http://www.schizolife.com/component/option,com_docman/task,cat_view/gid,31/Itemid,32/

 

 
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